Heurs et malheurs du tractopelle

Destruction d’une carrière de craie à Meudon, c’est vraiment le comble ! [N°6]

Il n’y a aucune raison sérieuse qui justifie le comblement de la moindre galerie de la carrière Arnaudet de Meudon. Pourtant, la mairie martèle un seul et unique argument : risque imminent d’effondrement généralisé. Face à cette affirmation monolithique, les opposants au projet en ont des tonnes, d’arguments, de quoi combler toutes les attentes, tous les désirs !

Grand prurit express

Le «Grand Paris» : ennemi n°1 des écologistes d’Île-de-France ? [N°6]

La ligne 18 du métro Grand Paris Express, « colonne vertébrale » du Grand Paris, attire la farouche opposition des habitant.es, des agriculteur.ices et des activistes écolo. A « Zaclay », le terrain est déjà occupé depuis plus d’un an. Et ça bouge aussi ailleurs ! Une coordination de mouvements à l’échelle francilienne se construit contre l’ennemi commun du Grand Paris.

Apprendre et s'émanciper

40 ans de lycée autogéré à Paris : « Ce lieu m’a sauvé la vie ! » [N°6]

Quarante ans déjà que le Lycée Autogéré de Paris (LAP) a ouvert ses portes. Durant cette période, des milliers d’élèves et des centaines de professeurs se sont engagés pour participer à ce projet expérimental. Pourquoi ont-ils décidé de quitter l’enseignement traditionnel ? Qu’est-ce que ce lycée a de si spécial ? De quelle manière les élèves ont-ils appréhendé le bac Blanquer 2022 ? Reportage.

Portraits chiffonesques

Jaber ou l’art d’être insaisissable dans Paris [N°5]

J’ai écrit cet article en souvenir de la casquette que Jaber m’a offerte un jour, une casquette ramassée sur une poubelle, poubelles qui offrent des matières premières inestimables pour créer de ci, de là. Comment ça je m’égare ? Tu me demandes un chapô et je t’offre une casquette ! ?
Et la question est : faut-il aujourd’hui garder la casquette ? Ou la laisser voguer sur l’une des barques peintes par Jaber rue de Ménilmontant ? Il y a aussi sur cette fresque, une femme avec une baguette sur la tête comme celles que Jaber a fabriquées lorsqu’il était boulanger, et en pétrissant le pain, la pâte devenait poisson, âne, oiseau, fleurs… Et Coluche devenu un habitué de cette boulangerie lui a donné le goût du saltimbanque :
bon là ça va ? Tu le lis l’article ?
Premier épisode de notre nouvelle rubrique : Portraits chiffonesques.

Joie du mutualisme

Les mutuelles de fraudeurs, à Paris et ailleurs : combat pour la gratuité du métro [N°5]

Largement méconnues, les mutuelles de fraudeurs ont fleuri un peu partout dans les métropoles du monde entier ces trois dernières décennies. Leur but ? L’auto-organisation et l’action non-violente (et discrète) contre des aspects dégoûtants de la vie en métropole : le tri, le contrôle des usagers de transports et la stigmatisation de ceux qui ne peuvent payer. Retour sur ces expériences qui pourraient dessiner des horizons d’action.

Informatisation

Fin du ticket de métro à la RATP : vers quoi nous mène l’informatisation de la billettique ? [N°5]

Vous le savez peut-être déjà : le ticket de métro tire sa révérence. Après 122 ans de service, le ticket magnétique est abandonné au profit des cartes à puce et du paiement par ordiphone. Peut-être y verrez-vous une disparition anecdotique ou seulement symbolique. Et que le progrès technologique, faute de pouvoir l’arrêter, doit bien continuer de creuser son sillon ! Mais cela va bien au-delà : c’est un monde, une philosophie, une manière d’être qui s’estompe insensiblement. Le tout au profit d’un outil gestionnaire qui multiplie les possibilités de surveillance des populations. A ceux qui verraient en nous des âmes tourmentés par un nouveau mal du siècle nécessairement rétrograde, nous tâcherons ici de montrer que cette disparition participe de l’approfondissement d’une société à questionner : celle du tout numérique.

Balayer devant sa porte

Qui va cracker aux Quatre-chemins ? L’impasse des mobilisations habitantes [N°4]

Bientôt 30 ans que dans le Nord-Est parisien, l’on déplace, évacue et disperse, pour à nouveau rassembler et reléguer les personnes les plus dépendantes au crack. Il ne s’agit jamais de répondre aux besoins de ces individus marginalisés mais d’apaiser les mécontentements des riverains. Aux Quatre-Chemins, un mur a même été construit pour prévenir la contestation des habitants de ce quartier populaire. Ce dispositif autoritaire fonctionne-t-il ? Enquête sur le terrain.

Disney palette

Les tiers-lieux et friches culturelles : qu’est-ce qui cloche ? [N°4]

« LES TIERS-LIEUX SONT DÉJÀ LE MONDE D’APRÈS », voilà ce qu’explique une tribune publiée en ligne en mai 2020 sur Enlarge Your Paris et signée par une vingtaine de tiers-lieux parisiens. Fort du rôle qu’ont joué certains d’entre eux durant l’épidémie de COVID, ils sont désormais dans toutes les bouches et parés de toutes les vertus : résilience, inclusivité, créativité, solidarité, sociabilité, productivité, etc. Aujourd’hui, la machine connaît un engouement tout particulier qui embarque dans ses rouages citoyens, associations, entrepreneurs, propriétaire fonciers, collectivités territoriales, État. Alors, tout est beau au pays des tiers-lieux ? On dirait que quelque chose sonne faux… et on va tenter de vous expliquer pourquoi.

Duplicité urbaine

Le Point Fort d’Aubervilliers : le tiers-lieu de la gentrification ? [N°4]

La future piscine d’entraînement pour les Jeux Olympiques 2024 qui a d’ores et déjà détruit une partie des Jardins Ouvriers d’Aubervilliers n’est que la pointe émergée de l’iceberg de l’aménagement urbain dans le secteur nord de la ville, celui du Fort d’Aubervilliers. Un écoquartier sortira de terre dans les prochaines années. À l’intérieur du fort une friche culturelle, le Point Fort, ouverte en décembre 2021, préfigurant la vie nocturne du nouveau quartier. Une opération publicitaire qui masque la gentrification ?