Faire vague contre l’industrialisation de la Seine : des collectifs, une lutte
[Article publié en hors-dossier du Chiffon n°20, « Pétrole, eaux usées, entrepôts : bienvenue en périphérie ! », du printemps 2026]
Du Grand Paris Express au canal Seine-Nord Europe, les aménageurs menacent de parachever la transformation du fleuve en autoroute, du bassin versant en territoire servant. Contre ce programme, les Soulèvements de la Seine ont mené en 2025 une saison de luttes. Retours et perspectives.
Sur l’estuaire de la Seine, il y a encore soixante-dix ans, les marées projetaient une vague scélérate : deux mètres d’ondes lancées à 25 kilomètres à l’heure. « Un jour [la Seine] est folle de son corps elle appelle ça le mascaret », écrivait Prévert. Mais, prévenait-il, « le lendemain elle roupille comme un loir et c’est tout comme un parquet bien briqué ». De fait, sous l’assaut des digues et « rectifications », la Seine semble rangée dans son lit mineur et le mascaret s’est presque éteint.
C’est l’esprit de ce mascaret que les Soulèvements de la Seine semblent chercher à réveiller depuis le printemps 2025. Les Soulèvements de la Seine coalisent les groupes écologistes des Soulèvements de la Terre, des Naturalistes des terres et Extinction Rébellion en plus de quatre collectifs qui luttent localement : le collectif pour le Triangle de Gonesse (CPTG), Méga canal non merci, Stop Green Dock et Bassée-Vivante. À première vue, la coalition semble un mélange insoluble de terres, d’huile et d’eau : on voit mal en effet ce qui rassemble la plaine agricole de Gonesse, le canal Seine-Nord Europe dans l’Oise, l’entrepôt logistique « Green Dock » en Seine-Saint-Denis et la zone humide de la Bassée, en Seine-et-Marne.
L’idée des Soulèvements de la Seine émerge en septembre 2024. Juliette 1, activiste aux Soulèvements de la Seine et membre du collectif Stop Green Dock, est invitée à incarner et représenter la Seine lors d’un procès fictif au musée Carnavalet (3e arrondissement de Paris) : « En préparant l’intervention, j’ai réalisé à quel point la Seine permettait d’articuler ces luttes ».
La notion de « bassin versant de la Seine », zone où l’ensemble des eaux convergent vers l’estuaire séquanien, lui suggère l’idée d’une alliance biorégionale – une alliance suivant les solidarités écologiques plutôt que les frontières administratives. Une idée en résonance avec la transformation des Soulèvements de la Terre consécutive à sa tentative de dissolution par le ministre de l’Intérieur en juin 2023, c’est-à-dire, explique Juliette, « sa réorganisation en groupes locaux plus autonomes ».
Contre le béton de l’Axe Seine
Pour les collectifs coalisés, l’accord est simple : chaque lutte bénéficie du soutien médiatique et matériel des Soulèvements de la Seine. En contrepartie, chaque collectif s’engage à soutenir les luttes associées. Cette alliance présente un intérêt stratégique : faire face à la « cohérence redoutable » de l’Axe Seine. Ébauché en 2008 par l’architecte-urbaniste Antoine Grumbach, l’Axe Seine vise à relier Paris, Rouen et Le Havre en favorisant le transport fluvial pour mieux insérer la capitale dans la compétition économique internationale.
La nouvelle entité ressort du tiroir le rêve napoléonien, formulé en 1802, d’un Paris qui irait jusqu’au Havre et dont la Seine serait le boulevard. En 2021, dans cet élan, les ports du Havre, de Rouen et de Paris fusionnent pour constituer Haropa Port. Depuis, les projets industriels se multiplient alors que s’intensifie la distinction entre le cœur du Grand Paris et ses périphéries pauvres : les « territoires servants2 ».
Se méfier de l’eau qui dort
C’est à Compiègne, en mai 2025, qu’a lieu le premier acte des Soulèvements de la Seine. À la porte de l’Oise, une fête de l’eau est organisée pour présenter la coalition et populariser la lutte contre le percement du canal Seine-Nord-Europe. Un projet de chantier pharaonique qui relierait l’Oise au canal Dunkerque-Escaut dans le Nord pour démultiplier le transport fluvial dans la région. Un percement qui demanderaient pour l’heure près de 8 milliards d’euros d’investissement, selon l’enquête publique réalisée en avril 2024. Soit plus de quinze fois le budget de construction de l’autoroute A69 (pour relier Castres à Toulouse).
Dans les rues de Compiègne, la manifestation s’amorce par des chants contre l’« empire logistique », la distribution d’affiches titrées « méga-scandale du méga-canal » et le port de masques de martin- pêcheur – l’espèce protégée est menacée par le chantier. Pierre Parreaux, ingénieur, journaliste et vétéran de la lutte contre les canaux surdimensionnés, présente ses diapositives : l’infrastructure exigerait d’artificialiser 3 200 hectares de terres arables et de creuser l’équivalent de 21 bassines de Sainte-Soline (Deux-Sèvres) pour maintenir la circulation de l’eau. La batellerie artisanale pourrait subir un peu plus encore la pression concurrentielle des larges barges du Nord de l’Europe (Belgique, Pays-Bas), auxquelles le canal ferait désormais la place.
Le lendemain, alors que les machines de chantier s’apprêtent à remblayer l’un des bras de l’Oise, un groupe de naturalistes (les Naturalistes des terres) font observer les habitants des lieux aux participants : pouillots véloces, demoiselles ou loriots jaunes. Menacées par les travaux, ces espèces « compagnes » justifient différents recours juridiques engagés par les militantes et militants en vue de stopper le projet. Avec l’expérience de la lutte contre l’A69, les activistes insistent sur la complémentarité des tactiques : médiatisation, occupation d’arbres par des grimpeurs et élaboration de contre-projets. À savoir : favoriser le ferroviaire et entretenir le canal du Nord existant.
Un méga-entrepôt en train de couler
Le deuxième temps de cette saison de luttes a lieu le 1er juin 2025, à Gennevilliers, dans les environs du chantier du méga-entrepôt logistique « Green Dock ». Un projet « ni green, ni dock » ironise Mathieu, membre de Stop Green Dock. Pas « green » : le géant de l’immobilier Goodman planifie un entrepôt long comme deux stades de France, face à une île classée zone Natura 2000. Pas « dock » (quai) non plus : 90 % de l’acheminement des marchandises jusqu’au site serait assuré par… poids lourds !
Ce jour-là, une centaine de personnes se rassemblent pour approcher les lieux à pied, à vélo ou en kayak. Les Naturalistes des terres rappellent que la vie y circule toujours malgré le bitume : le chardonneret élégant laisse entendre son chant vif et aigu. Une trille joyeuse qui contraste avec les notes discordantes du projet « Green Dock » : le 23 avril 2025, l’avis rendu par la mission régionale d’autorité environnementale (MRAE) est cinglant : des « lacunes manifestes », une étude d’impact « tronquée et insuffisante » et des mesures compensatoires invraisemblables. Un an plus tard, le 29 janvier 2026, l’enquête publique rend également un avis défavorable sur la demande d’autorisation du projet », au titre des incidences paysagères et écologiques probables.
Face à la bétonisation, le contre-projet imaginé par le collectif vise à faciliter l’accès à des berges « renaturées » et à favoriser l’approvisionnement local, en particulier alimentaire, plutôt qu’une logistique de distribution de marchandises hors d’Île-de-France. Ce projet alternatif incarne une convergence entre écologistes et syndicalistes de la logistique : en février 2025, les ouvriers de l’entreprise Geodis avaient ainsi bénéficié du soutien du comité local Plaine tempête dans leur grève pour l’augmentation de leurs salaires.
Le 15 juin 2025, sur les terres du Triangle de Gonesse, dans le Val-d’Oise, le paysage est bien différent, mais tout aussi artificialisé. Au milieu des sols brun pâle d’un champ de céréales, un chantier : la terre a été excavée à 18 mètres de profondeur pour construire l’une des gares de la ligne 17 du métro. C’est qu’après le plateau de Saclay, le Grand Paris continue d’avaler les champs. À Gonesse, une zone d’aménagement concertée (ZAC) prétend bétonner 122 des 670 hectares de terres agricoles.
Des cucurbitacées contre le super-métro régional
Créé en 2011, le Collectif pour le Triangle de Gonesse (CPTG) a remporté de premières batailles : le projet de centre commercial EuropaCity est annulé en 2019 et le nouveau stade du Paris Saint- Germain, un temps envisagé sur place, ne s’y fera pas par crainte de « l’agitation sociale ». Mais la lutte ne l’a pas définitivement emporté.
Sous une tonnelle entre les champs, Marthe, membre du CPTG, détricote la déclaration d’utilité publique : « On peut préempter les terres pour des projets de routes ou d’infrastructures, jamais pour l’agroécologie. Pour les aménageurs, c’est une page blanche. Alors que, dans une poignée de terre, il y a plus d’habitants que d’humains sur cette planète. » Gilles Billen, biogéochimiste et chercheur émérite au CNRS en explique les conséquences: « Au XVIIIe siècle, grâce à la ceinture maraîchère, les habitants de Paris s’approvisionnaient sur un rayon de dix kilomètres. Aujourd’hui, la distance moyenne est de 660 kilomètres. » Gonesse rappelle ainsi qu’un bassin vivant est un aussi un bassin nourricier.
D’une terre fertile à l’autre : le 5 juillet 2025, c’est le collectif Bassée-Vivante qui rassemble 150 personnes à La Manse Eugénie, un tiers-lieu récemment installé dans les méandres de la Bassée, dans le sud-est de la Seine-et-Marne. La Bassée : plaine alluviale de 24 000 hectares qui s’étend entre les confluences de la Seine avec l’Aube, en amont, et l’Yonne en aval.
La zone humide, parsemée d’étangs et particulièrement riche en oiseaux, est un espace de vie et de respiration au milieu des grandes cultures. Louis, employé de la réserve, guidera une balade entre les étangs et permet d’apercevoir les espèces menacées par le chantier. Là, une libellule au thorax vert : la cordulie à corps fin. Strictement protégée, elle est devenue le symbole de la lutte.
C’est que cette libellule est au premier front du projet de mise à grand gabarit de la Seine entre Bray-sur-Seine et Nogent-sur-Seine. Le projet, porté par Voies navigables de France (VNF), l’établissement public gérant les voies fluviales du pays, vise à creuser, élargir et rectifier le fleuve sur plus de 30 kilomètres. Le tout, en pleine zone humide, mobilisant pour l’instant 464 millions d’euros de fonds public.
À la table ronde organisée à l’ombre du cerisier de la manse, Marguerite, du collectif Bassée-Vivante, explique que « l’agro-industriel Soufflet, racheté par le groupe InVivo et déjà impliqué dans les bassines du Poitou, appuie fortement le dossier pour économiser jusqu’à 50 % de logistique ». Pourtant, d’après l’hydrologue Agnès Ducharne, qui prend la parole, « la mise à grand gabarit fait courir le risque d’une accélération des ondes de crues de l’Yonne et de la Seine. C’est une augmentation des risques d’inondation ».
Seine nationale et alliances transnationales
La saison des Soulèvements de la Seine devait s’achever là. Mais, pendant l’automne 2025, un nouveau rassemblement dans l’Oise est annoncé. Fruit d’une campagne pour faire monter en puissance la résistance au canal Seine-Nord Europe, l’appel à manifester est national et s’articule à un « week-end d’action international contre l’empire logistique ». Des actions sont coordonnées à Brême en Allemagne, Rotterdam aux Pays-Bas, Charleroi en Belgique et, en France, à Thourotte, aux abords de Compiègne, près du chantier contesté.
Le 11 octobre, près de 2 000 activistes sont rassemblés, près de dix fois plus qu’en début de saison. Après une manifestation assez traditionnelle, les activistes bifurquent vers le canal latéral à l’Oise, face au chantier. Une trentaine de personnes parviennent à nager jusqu’aux grillages, devant un dispositif policier attentiste, et déploient une banderole : « 8 milliards d’euros au canal, rien à l’hôpital ».
Sur le chemin du retour, les chants enjoués laissent deviner la réjouissance d’avoir débordé les dispositifs policiers. Le lendemain, les membres de Méga canal non merci suivent avec satisfaction la médiatisation de l’action. Le message semble être passé : le méga-canal n’est pas une fatalité et les intrusions sont possibles. Du bassin versant de la Seine jusqu’à la Belgique, l’évènement permet au collectif Méga canal non merci d’élargir l’implantation de ses comités locaux.
Ces vagues suffiront-elles à déstabiliser l’Entente Axe Seine qui, pendant ce temps, multiplie les « sommets » pour « dessiner la Seine en 2050 » ? Quelles perspectives d’expansion pour ce mouvement contre l’Axe Seine ?
Des premières ondes aux nouvelles vagues
Faute de temps et d’énergie, les premiers Soulèvements de la Seine n’ont pu toucher ni l’estuaire ni les sources. Pourtant, les motifs de soulèvement n’y manquent pas. Le Havre, fondé comme port militaire colonial, est devenu la porte logistique du bassin. « Au nom des enjeux nationaux et internationaux, l’estuaire et l’environnement du Havre nous sont confisqués », regrette Nathalie, membre du collectif Écologie pour le Havre, « la ville a été construite comme un territoire- instrument au service de Paris. »
« Aujourd’hui, presque plus personne au Havre n’a conscience de vivre sur l’estuaire de la Seine », confirme François Guillotte. « Des six kilomètres d’estuaire, il ne reste plus que 600 mètres » explique-t-il. Depuis 1997, l’estuaire de la Seine est pourtant une réserve naturelle. Au milieu de la zone industrialo-portuaire, la Maison de l’estuaire, qui gère la réserve, s’efforce de protéger l’anguille européenne ou le butor étoilé, tous deux gravement menacés. Là, le projet dit de « la chatière » (200 millions d’euros), chenal large de 100 mètres, est sensé permettre d’ici à 2027 d’augmenter d’au moins 50 % les volumes transportés entre le fleuve et le port en eaux profondes.
Mais l’industrialisation de la Seine n’est peut-être nulle part aussi sensible qu’à Port-Jérôme-sur-Seine, zone industrialo-portuaire à 40 kilomètres en amont de l’estuaire. En devenant en 2018 la première zone économique spéciale (ZES) de France, ce fief historique de la pétrochimie est extrait du droit commun pour mieux attirer les investisseurs. Depuis, les projets industriels, favorisés par le détricotage réglementaire que comporte la loi « industrie verte » (2023), prolifèrent : le géant étasunien Eastman y projette une usine de retraitement (« recyclage ») de plastique, le belge Futerro une « bioraffinerie » de lithium, quand les projets KerEAUzen d’Engie et Normand’Hy d’Air Liquide orchestrent sur place leur « ruée vers l’hydrogène ».
En juin 2025, un rapport de la Cour des comptes épingle pourtant la politique volontariste autour de l’hydrogène comme « irréaliste » et au coût budgétaire « massif », au-delà des 9 milliards d’euros annoncés 3.
Retour aux sources : critiquer l’hydropouvoir
Encore en amont, à Saint-Aubin-lès-Elbeuf, près de Rouen, une usine du chimiste BASF produit du fipronil, un insecticide « tueur d’abeilles », interdit en France mais exporté ailleurs — un « colonialisme chimique » selon la chercheuse Larissa Mies Bombardi. Claire, membre du Comité de défense de l’environnement de Freneuse et des boucles de la Seine (Codef) parle d’un « territoire sacrifié ». L’usine rejetterait dans la Seine des niveaux records de polluants éternels (notamment l’acide trifluoroacétique, TFA), jusqu’à exploser les seuils légaux. Le 17 novembre 2025, des centaines d’activistes ont bloqué l’usine et inspecté le site. Avant d’appeler à « multiplier ces actions partout en France ».
Mais la Seine ne relie pas seulement le Havre, Rouen et Paris. « L’Axe Seine n’existe pas », rappelle François Guillotte, qui a longé la Seine des sources à l’estuaire pour un projet photographique 4. Loin d’être un axe tracé au cordeau, la Seine reste un « fleuve sinueux qui prend son temps sur 800 kilomètres de méandres ». En incluant les affluents, le bassin se répartit même sur quatorze départements : l’avenir de la Seine se joue au- delà du Grand Paris.
Suivre la Seine jusqu’à ses sources permet de saisir combien elle est transformée en une oxymorique « technonature » ou en « machine organique », selon les termes du philosophe Mathieu Duperrex. La Seine, bien moins sauvage que la Loire, est largement régulée. Après le traumatisme de la crue de 1910, quatre grands lacs creusés en amont de Paris (après la Seconde Guerre mondiale seulement) promettent « d’écrêter les crues d’hiver et de soutenir le débit en été ». Selon l’établissement public Seine Grands Lacs qui gère ces ouvrages, durant l’été 2025, jusqu’à la moitié du débit de la Seine était assurée par ces grands lacs-réservoirs.
Domestiquée par ces méga-barrages, enserrée par des milliers de capteurs électroniques, la Seine est déjà transformée en mine de « données exploitables » au service d’une smart river [« fleuve intelligent »]. Si ces données informatiques peuvent aider à suivre des indicateurs écologiques, elles permettent surtout de modéliser et de contrôler le débit du fleuve puis de piloter des stations d’épuration toujours plus high-tech. Des décisions lourdes souvent prises loin de toute supervision démocratique5.
Alors que le changement climatique et la réindustrialisation chahutent les eaux de Seine, l’hydropouvoir6, ce pouvoir sur les eaux, se révèle un enjeu plus vital que jamais. Il faut rien moins qu’un mascaret pour soulever cette armature logistique !
Tom Llaro, journaliste pour Le Chiffon
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Photographie de Une : un petit groupe traverse à la nage le canal latéral à l’Oise pour rejoindre une zone de chantier et y déplier une banderole, le 11 mai 2025. Crédit : Éditions La Raclure.
Photo 2 : Départ de la manifestation contre le canal Seine-Nord-Europe le 11 mai 2025. Aux abords de Thourotte (60), des militants du Collectif pour le Triangle de Gonesse se rassemblent. Crédit : Éditions La Raclure.
Photo 3 : Une partie du cortège, sur le bord du canal latéral à l’Oise, le 11 mai 2025. Crédit : Éditions La Raclure.
- Les noms des activistes ont été anonymisés.
- « Interdépendances et nouvelles solidarités : (a) ménager les territoires de la Seine amont », Julie Gobert et José-Frédéric Deroubaix, Programme interdisciplinaire de recherche sur l’eau et l’environnement du bassin de la Seine [Piren-Seine], 2022.
- « Observations définitives. Le soutien au développement de l’hydrogène décarboné », Cour des comptes, 31 janvier 2025.
- Exposition « Les rencontres de la Seine vagabonde », 2023
- « Démocratie à sec », rapport d’enquête, Greenpeace, février 2025.
- Nous traduisons ainsi le concept de « liquid power » avancé par le géographe marxiste Erik Swyngedouw (Liquid Power, MIT Press, 2015).

